Six mois de rééducation avant d’envisager la chirurgie : c’est la règle que fixe la Haute Autorité de Santé dans sa dernière recommandation sur la coiffe des rotateurs, publiée le 15 juillet 2026, relayée par Egora. Un texte qui replace clairement le kinésithérapeute en première intention, avant toute décision opératoire.
Un deuxième texte HAS sur l’épaule douloureuse
Cette recommandation fait suite à un premier document publié en 2023, consacré à la prise en charge médicale générale de l’épaule douloureuse. Cette fois, la HAS se concentre spécifiquement sur les indications chirurgicales de la coiffe des rotateurs, un sujet qui concerne directement l’orientation des patients entre rééducation et bloc opératoire, et qui prolonge des problématiques déjà abordées à propos de la tendinite en kinésithérapie.
6 mois de traitement médico-fonctionnel avant la chirurgie
Le texte est explicite : un traitement médico-fonctionnel de 6 mois doit être mis en place avant toute intervention chirurgicale. Concrètement, cela signifie qu’un patient présentant une rupture de la coiffe des rotateurs ne devrait pas être orienté vers la chirurgie sans être passé, au préalable, par une prise en charge rééducative complète, documentée dans un bilan diagnostic kinésithérapique et suffisamment longue pour en évaluer les résultats.
Toutes les ruptures ne sont pas chirurgicales
La HAS insiste sur un point souvent mal compris des patients : “toutes les ruptures, même transfixiantes, ne sont pas chirurgicales”, et une “tendinopathie non rompue n’est pas chirurgicale”. Autrement dit, la gravité apparente d’une lésion à l’imagerie ne présage pas automatiquement d’une indication opératoire : c’est la réponse clinique à la rééducation qui doit guider la décision.
Le bilan d’imagerie recommandé
Avant toute décision, la HAS recommande de s’appuyer sur :
- Une radiographie de l’épaule (3 rotations + incidence de faux profil de Lamy)
- Une imagerie en coupe : IRM, arthroscanner ou arthro-IRM selon les cas
Le rôle du kinésithérapeute, avant et après une éventuelle chirurgie
La rééducation est qualifiée d'”indispensable” par la HAS, aussi bien en phase préopératoire qu’en phase postopératoire. Cela conforte le rôle du kiné comme acteur central du parcours de soins de l’épaule, bien avant l’éventuelle intervention du chirurgien, et confirme qu’un patient orienté trop vite vers la chirurgie sans passer par ces 6 mois de rééducation ne suit pas le parcours recommandé.
| Document HAS | Objet |
|---|---|
| Recommandation 2023 | Prise en charge médicale générale de l’épaule douloureuse |
| Recommandation du 15 juillet 2026 | Indications chirurgicales spécifiques de la coiffe des rotateurs |
FAQ
Combien de temps de rééducation avant d’envisager la chirurgie de la coiffe des rotateurs ?
La HAS recommande un traitement médico-fonctionnel de 6 mois avant toute intervention chirurgicale.
Une rupture transfixiante impose-t-elle automatiquement la chirurgie ?
Non, la HAS précise explicitement que toutes les ruptures, même transfixiantes, ne sont pas chirurgicales.
Quels examens d’imagerie sont recommandés avant une décision ?
Une radiographie de l’épaule (3 rotations + faux profil de Lamy) et une imagerie en coupe (IRM, arthroscanner ou arthro-IRM).
Le kiné intervient-il aussi après une chirurgie de l’épaule ?
Oui, la HAS qualifie la rééducation d’indispensable aussi bien en phase préopératoire qu’en phase postopératoire.
Cette recommandation remplace-t-elle celle de 2023 ?
Non, elle la complète : le texte de 2023 portait sur la prise en charge médicale générale de l’épaule douloureuse, celui de 2026 précise spécifiquement les indications chirurgicales de la coiffe des rotateurs.
