C’est une première : les 7 ordres des professions de santé et le gouvernement ont signé, le 2 juillet 2026, un même texte d’engagement contre les violences sexistes et sexuelles. Médecins, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, pédicures-podologues et infirmiers portent désormais ce sujet ensemble, plutôt que chacun de leur côté.
La signature a eu lieu en présence de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, et de la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, rapporte Kiné Actualité. Pour les kinésithérapeutes, cet engagement s’ajoute à un contexte déjà documenté : une enquête récente de l’Ordre révélait que près d’un kiné libéral sur cinq avait subi des violences verbales au cours des six derniers mois.
Sept ordres, un seul texte
Habituellement, chaque ordre professionnel de santé traite ce type de sujet séparément. Cette charte change la donne en réunissant l’ensemble des professions autour d’un engagement commun. L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes y figure aux côtés des ordres des médecins, sages-femmes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, pédicures-podologues et infirmiers.
Ce que ça engage
Le texte vise à renforcer deux volets : la prévention des violences sexistes et sexuelles, et leur traitement lorsqu’elles surviennent, que ce soit entre professionnels ou dans la relation avec les patients. C’est un signal envoyé à l’ensemble du secteur santé plus qu’une mesure isolée propre à la kinésithérapie.
Et pour un cabinet libéral ?
Un kiné qui exerce seul ou en petite structure n’a pas toujours le réflexe de se tourner vers l’Ordre en cas de situation difficile, que ce soit avec un patient, un remplaçant ou un collaborateur. Cet engagement collectif est aussi l’occasion de rappeler que ces dispositifs existent, et qu’ils s’appliquent aussi bien en libéral qu’en structure hospitalière.
FAQ
Quand la charte contre les violences sexistes et sexuelles a-t-elle été signée ?
Le 2 juillet 2026, par les 7 ordres des professions de santé et le gouvernement.
Quels ordres professionnels ont signé ce texte ?
Les ordres des médecins, des masseurs-kinésithérapeutes, des sages-femmes, des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes, des pédicures-podologues et des infirmiers.
Quelles ministres étaient présentes ?
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, et Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.
Que change concrètement cette charte ?
Elle formalise un engagement commun à l’ensemble des professions de santé pour renforcer la prévention et le traitement des violences sexistes et sexuelles, entre professionnels comme envers les patients.
Les kinésithérapeutes libéraux sont-ils concernés ?
Oui : l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes fait partie des sept signataires, au même titre que les autres ordres professionnels de santé.
