L’AMK est la cotation qui permet à un kinésithérapeute de facturer un acte de rééducation, en cabinet comme à domicile. Chaque acte est identifié par une lettre-clé (AMK) associée à un coefficient qui détermine le tarif remboursé par la Sécurité Sociale. Ce guide fait le point sur son fonctionnement, ses règles de cumul, et sur l’AMK 10, le nouvel acte de repérage de la fragilité qui entre en vigueur le 1er septembre 2026.
Qu’est-ce que la cotation AMK ?
La cotation AMK sert à facturer les actes de rééducation et de soins réalisés par les masseurs-kinésithérapeutes. Elle repose sur la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP), régulièrement mise à jour pour suivre l’évolution de la profession. Chaque code combine une lettre-clé et un coefficient : c’est ce coefficient qui détermine la valeur tarifaire de l’acte.
AMK, AMS, AMC : quelles différences ?
L’AMK n’est pas la seule lettre-clé utilisée en kinésithérapie. Les trois principales cotations se distinguent par le contexte de soin et la nature de l’affection prise en charge :
| Cotation | Ce qu’elle couvre |
|---|---|
| AMK | Actes réalisés par un masseur-kinésithérapeute en cabinet ou au domicile du patient |
| AMS | Actes de rééducation liés aux affections orthopédiques et rhumatologiques |
| AMC | Actes effectués en milieu hospitalier ou en structure de soins |
Exemples d’actes facturés en AMK
- Rééducation de l’épaule dans le cadre d’une polyarthrite rhumatoïde : AMK 7
- Rééducation d’un patient atteint de sclérose en plaques : AMK 8
- Bilan diagnostique kinésithérapique sur un membre : AMK 5
- Repérage de la fragilité chez un patient de 70 ans ou plus : AMK 10 (dès le 1er septembre 2026, détails plus bas)
Comment calculer et appliquer la cotation AMK
- Identifier l’acte médical nécessaire et la quantité de soins à prodiguer.
- Rechercher le code AMK correspondant dans la nomenclature NGAP.
- Déterminer le coefficient de l’acte pour en connaître la valeur tarifaire.
- Ajouter les indemnités de déplacement en fonction du lieu de soin (IFD, IFN, etc.).
- Appliquer les majorations si nécessaire (nuit, dimanche, jour férié).
Vérifier régulièrement les mises à jour de la nomenclature reste indispensable : une erreur fréquente consiste à mal appliquer un coefficient ou à oublier une indemnité forfaitaire, ce qui peut peser sur la trésorerie du cabinet.
Règles de cumul et de facturation
Certaines règles imposent des limites : fréquence maximale de séances, possibilité ou non de cumuler plusieurs actes dans une même séance. Certaines cotations ne sont pas cumulables entre elles selon la réglementation en vigueur ; en cas de doute, se référer directement au texte NGAP applicable à l’acte concerné.
AMK et la nomenclature 2025
Depuis 2025, un avenant à la nomenclature NGAP a introduit de nouvelles lettres-clés pour mieux décrire les actes de kinésithérapie. L’AMK reste la référence pour coter les bilans et les suppléments de balnéothérapie, tandis que le coefficient de l’AMS a été revalorisé pour mieux refléter la complexité de certains actes.
AMK 10 : le nouvel acte de repérage de la fragilité (dès septembre 2026)
Le 1er septembre 2026, l’AMK 10 vient compléter le système de cotation AMK. Il découle de l’avenant 7 à la convention nationale, signé le 13 juillet 2023, dont la mise en œuvre s’est échelonnée sur plusieurs années.
| Condition | Détail |
|---|---|
| Âge du patient | 70 ans ou plus |
| Statut du patient | Déjà suivi par le kinésithérapeute |
| Facturation | En complément d’une séance de kinésithérapie, à l’initiative du praticien |
| Déclencheur | Suspicion de fragilité par le thérapeute lui-même |
| Montant | 22,10 € |
L’évaluation s’appuie sur l’application Icope Monitor, développée dans le cadre du programme de l’OMS sur le vieillissement en bonne santé. En une dizaine de minutes, elle permet d’évaluer 6 fonctions essentielles au maintien de l’autonomie :
- Nutrition
- Mobilité
- Cognition
- État psychologique
- Vision
- Audition
À noter : l’OMS recommande ce type de dépistage dès 60 ans, mais la France ne le rembourse qu’à partir de 70 ans. Un kiné peut donc utiliser l’outil Icope Monitor à titre clinique dès 60 ans, sans pouvoir facturer l’AMK 10 avant les 70 ans du patient. Cette nouvelle brique s’inscrit dans un mouvement plus large où la kinésithérapie devient un acteur reconnu de la prévention de la perte d’autonomie.
Optimiser la gestion de la cotation AMK avec un logiciel dédié
Pour un kiné libéral, la gestion administrative de la cotation peut vite devenir un casse-tête. Un logiciel comme Topaze Air Kiné permet de gagner du temps sur la saisie des actes et de réduire les erreurs de facturation : numérisation des prescriptions par simple photo (reconnaissance automatique par IA), recherche multi-mots-clés dans la nomenclature (taper “épaule” pour voir uniquement les actes correspondants), agenda électronique avec rappels, et gestion des Demandes d’Accord Préalable (DAP).
FAQ
Quelles sont les cotations qui peuvent être cumulées avec l’AMK ?
Les cotations cumulables dépendent des règles définies par la NGAP. Il est possible, sous certaines conditions, de cumuler une cotation AMK avec des majorations ou des indemnités de déplacement.
Comment intégrer les indemnités kilométriques dans la cotation AMK ?
Les indemnités, telles que l’IFD ou l’IFP, doivent être ajoutées en fonction du lieu où les soins sont dispensés, pour garantir une prise en charge adéquate du déplacement du kinésithérapeute.
Que faire en cas de litige sur une cotation AMK ?
Il est recommandé de vérifier la conformité de la cotation appliquée avec les règles de la NGAP. Des logiciels comme Topaze disposent d’une assistance qui peut aider à résoudre les problèmes de facturation.
Qu’est-ce que l’AMK 10 ?
Un acte de repérage de la fragilité, rémunéré 22,10 €, facturable dès le 1er septembre 2026 en complément d’une séance de kinésithérapie, pour les patients de 70 ans ou plus déjà suivis par le praticien.




