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Les spécialisations kinés qui rapportent le plus

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    La kinésithérapie est un vaste terrain de jeu, mais toutes les pelouses ne rapportent pas la même chose. Autrement, les revenus varient en fonction des spécialisations. En libéral, certaines spécialisations permettent de conjuguer passion clinique et comptes bien garnis. Sport, pédiatrie, gériatrie, respiratoire ou neurologie : derrière chaque domaine, un quotidien bien distinct, des tarifs spécifiques et des réalités économiques à connaître avant de se lancer.

    La kinésithérapie, c’est un peu comme un buffet à volonté. Au départ, tout le monde a le même plateau, mais on ne se sert pas tous des mêmes plats. Certains vont raffoler du salé bien épicé, d’autres préféreront les desserts raffinés. Dans le métier, c’est pareil ! Après l’obtention du diplôme d’État, les choix de parcours sont vastes. Kinésithérapie du sport, pédiatrie, gériatrie, rééducation respiratoire, neurologie, ostéopathie complémentaire. Chaque domaine a ses patients types, ses techniques, ses contraintes, ses joies, et, soyons honnêtes, ses réalités économiques.

    En France, l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes recense des dizaines de domaines de compétences reconnus. Ils sont souvent liés à des besoins spécifiques : traumatologie du sportif, réhabilitation post-AVC, suivi de l’enfant polyhandicapé, traitement du lymphœdème, ou encore kinésithérapie respiratoire pour patients atteints de BPCO. Chacune de ces orientations demande un investissement en temps, en formation et, parfois, en matériel. Ce n’est pas un virage que l’on prend sur un coup de tête.

    Car avant même de regarder les chiffres sur le compte bancaire, il y a une vérité de terrain ! Pour choisir une spécialisation, il faut avoir un certain attrait personnel pour celle-ci. Autrement dit, un kinésithérapeute qui déteste l’odeur des vestiaires et l’aspect compétitif ne va pas vraiment s’épanouir dans ce domaine. Même chose pour une kiné pédiatrique – spécialisation qui exige patience et douceur – qui doit avoir une tolérance élevée aux cris des enfants et aux jouets qui traînent. En neurologie, on côtoie régulièrement des patients lourdement atteints, avec des progrès parfois lents, mais aussi des victoires humaines inestimables. Bref, le moteur premier reste la motivation personnelle, la rémunération passent en second plan.

     

    Se spécialiser, c’est aussi un acte formel

    Dans la majorité des cas, il faut suivre des formations complémentaires. Certaines sont universitaires (diplômes universitaires ou inter-universitaires, masters spécialisés). D’autres formations passent par des organismes privés ou des associations professionnelles. Des spécialités qui nécessitent donc certaines compétences.

    Ces cursus représentent un coût — de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros — et un investissement de plusieurs jours à plusieurs mois, parfois étalés sur plusieurs années. Mais c’est un passage obligé pour maîtriser les protocoles, se mettre à jour des dernières recherches, et surtout, être légitime auprès des patients comme des prescripteurs.

    On est entre nous, on ne va pas faire la fine bouche, on sait que l’argent est importante dans votre activité de kinésithérapeute. Certaines spécialités sont, par nature ou par tarification, plus lucratives que d’autres, notamment en libéral. Mais derrière ces chiffres, il y a des conditions : localisation géographique, clientèle fidèle, réseau de prescripteurs, notoriété. Voyons donc lesquelles, en pratique, permettent de vivre confortablement, tout en restant fidèle à sa vocation. Amis kinés, à vos calepins.

     

    Quelles sont les spécialisations qui rapportent le plus en libéral ?

     

    1. Kinésithérapeute du sport

    Ici, on parle d’athlètes, mais aussi de monsieur et madame Tout-le-Monde qui veulent courir leur premier marathon ou se remettre d’une blessure au ski. Le kiné du sport prend en charge la rééducation post-traumatique, le renforcement musculaire, la prévention des blessures et parfois même l’accompagnement en bord de terrain. Les revenus en libéral oscillent généralement entre 3 000 et 5 000 € brut par mois selon la notoriété et la clientèle.

    Dans certains cas, notamment en combinant activité au cabinet et interventions pour un club pro ou semi-pro, les chiffres peuvent grimper nettement plus haut. De plus, en tant que kinésithérapeute du sport, vous travaillez souvent avec une patientèle motivée. La satisfaction peut être plus forte en voyant les progrès rapides de vos patients, sans oublier que le réseau professionnel est dynamique. Néanmoins, pour exercer en tant que kiné du sport (au-delà de l’importance d’avoir une condition physique des plus optimale), il existe quelques contraintes. Nous pouvons citer les horaires parfois décalés, mais également une forte concurrence dans les zones urbaines.

     

    2. Pédiatrie / gériatrie

    Deux univers à part, mais qui partagent un point commun : l’adaptation constante à des publics fragiles. En pédiatrie, on intervient souvent sur des troubles moteurs, des retards de développement ou des pathologies congénitales. En gériatrie, le kiné se concentre sur le maintien de l’autonomie, la prévention des chutes, la gestion des douleurs chroniques. Les revenus tournent entre 2 800 € et 4 500 € brut mensuels. Néanmoins, ils existent des variations importantes selon le volume d’activité et la spécialisation fine. Deux pratiques qui nourrissent une relation patient-kiné souvent très forte ce qui renforce l’humain dans le travail.

    De plus, cette spécialisation ne connaît pas la crise, la demande est toujours en croissance, surtout avec le vieillissement de la population et aussi les besoins en rééducation pédiatrique. Pour ce qui est des points qui peuvent être négatifs, le premier est que c’est une spécialisation qui demande une patience des plus grande. En effet, à la différence de la kinésithérapie du sport, les « résultats » prennent plus de temps, sans oublier que le rythme est parfois moins intensif et donc moins lucratif, sans oublier une charge émotionnelle importante (cas lourds, maladies dégénératives).

     

    3. Kinésithérapie respiratoire

    Historiquement associée aux nourrissons, la kinésithérapie respiratoire s’est largement étendue aux pathologies chroniques de l’adulte : BPCO, asthme sévère, mucoviscidose, suites post-Covid. En libéral, les actes peuvent être bien valorisés : le salaire varie entre 2 500 € à 4 000 € brut mensuels en moyenne, avec des pics si l’activité est concentrée sur des pathologies lourdes ou en saison hivernale (bronchiolites).

    Les actes sont tarifés de manière importante, pouvant aller jusqu’à  60,20 € pour certaines séances de réentraînement à l’effort. De plus, se spécialiser dans la kinésithérapie respiratoire permet d’avoir une forte reconnaissance médicale. Néanmoins, le travail peut être répétitif, vous pouvez également être exposé aux risques infectieux et la kinésithérapie respiratoire nécessite un matériel spécifique (qui peut être très coûteux) et une formation continue pointue. Être kinésithérapeute respiratoire n’est donc pas de tout repos.

     

    4. Neurologie

    Prise en charge des suites d’AVC, de la maladie de Parkinson, de la sclérose en plaques, mais également des traumatismes crâniens : la kinésithérapie neurologique demande une excellente connaissance du système nerveux et des protocoles de rééducation fonctionnelle. Les revenus moyens se situent autour de 3 000 € à 4 500 € brut par mois en libéral, avec de fortes variations selon la lourdeur des cas et les collaborations avec des structures spécialisées.

    Avantages : un champ clinique passionnant, sentiment d’utilité intense, reconnaissance forte par les familles et les prescripteurs. Inconvénients : progrès souvent lents, charge émotionnelle lourde, nécessité de formations régulières pour intégrer les innovations (robotique, réalité virtuelle en rééducation.

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